Ephemère Hyde 10

3 septembre 2016

Non classé

Mercredi 30 avril 2016

Cette semaine, notre chronique se délocalise aux Canaries, où la température s’avère nettement plus clémente que sous nos cieux seine et marnais : nous tenons ici à remercier nos chers lecteurs sans lesquels nous ne pourrions décemment aller faire rôtir nos abatis sous le soleil insulaire espagnol, compte tenu que la pression fiscale nationale, olé ! Entre 2 mojito et 3 Margarita, une petite brise fort agréable viendra ébouriffer nos cheveux longs, enfin presque, et rendre à peu près supportable la coexistence avec des cohortes de teutons semi séniles se faisant bruler par alternance la panse puis l’arrière train avec une rigueur qu’Adolph lui-même n’aurait pas reniée … Après ces égarements vaguement germanophobes, dont je m’excuse par avance auprès de notre lectorat fan d’Angela (la Merkel, hein, pas la Davis : on ne mélange pas les torchons avec défenseurs des droits civiques, s’il vous plait !) et des chants tyroliens, un petit mot sur la lune, dans son premier quartier, même sous ces latitudes peu hexagonales, c’est dire si le monde est petit et Allah est grand ….
Nous fêterons en ce jour estival les Zita : j’attends avec gourmandise les commentaires moqueurs sur l’incongruité de ce patronyme atypique, plutôt usité pour les femelles de l’espèce braque que les femmes de l’espèce branque (jeux de mots ?), mais sa sainteté Jean Paul I, dans son infinie sagesse durant son petit mois de règne pontifical précédant sa mort violente lié à un conflit d’intérêt avec la banque vaticane, nous rappela que sainte Zita (eh oui, tout est possible), fille de paysans toscans et employée de maison, fut canonisée 400 ans après sa mort et vénérée comme patronne des domestiques, tout ça pour avoir partagé nourriture et vêtements avec les pauvres de l’époque, c’est dire si l’église manquait de Z dans son calendrier des saints, alors que Pirelli ne s’est jamais abaissé à de tels bassesses pour son calendrier de seins ….
Quelques personnalités (insulaires ?) nées ce jour : Ari Vatanen (affable pilote finlandais de rallye, moins connu que Potter, sympathique pilote de balai), Anouk Aimée (actrice française du 20ème siècle, inconnue des moins de 30 ans dont le temps de cerveau disponible se répartit à parts égales entre les éructations du clown Hanouna, les borborygmes des chtis à Manille et l’auto contemplation facebookienne : la dolce Vita, c’est une marque de fromage ?), Martin Gray (écrivain marqué par le destin et le IIIème Reich, dont la lecture vous plonge au fil des pages dans une profonde dépression dont Prozac et ses sbires auront un mal fou à vous extirper …), Arielle Dombasle (actrice, gymnaste, chanteuse, poétesse : que de chapeaux sur cette si petite tête, qui mérite quand même toute notre admiration pour supporter au quotidien notre grand philosophe auto proclamé boursouflé d’auto suffisance et de moi je, j’ai nommé BHL …)
Le dicton du jour, un peu simpliste, mais on s’adresse à des bouseux dont le niveau intellectuel dépasse rarement celui de l’outarde cendrée ou de la musaraigne, je le rappelle … : « à la sainte Zita, le froid ne dure pas » ! L’énarque postiche qui nous a pondu cette maxime navrante entre 2 défécations hâtives (appelées diarrhées dans les milieux habilités) n’a pas pris beaucoup de risque, puisqu’il est effectivement rare, à cette période et sous nos latitudes, que les températures frôlent avec celles du point de congélation de Madame Picard, dont on ne rappellera jamais assez dans nos colonnes l’indispensable contribution domestique alimentaire pour nos faignasses de femmes qui, au lieu d’éplucher des carottes pour la soupe, préfèrent aller les cueillir dans les caleçons plus jeunes et nous servir au diner du potage sous plastique, mais je m’égare …
La citation du jour, que nous devons à un certain Vauvenargues, marquis de son état et moraliste de profession (personne n’est parfait, l’inverse est plus difficile), contemporain de Voltaire et de Mirabeau, mais pas de Guillaume Musso, vole un peu plus haut : « la solitude est à l’esprit ce que la diète est au corps, mortelle lorsqu’elle est trop longue, quoique nécessaire » : c’est beau comme du Céline Dion sous LSD, mais ne s’agit-il pas, certes de manière un peu déguisée mais néanmoins avant-gardiste, d’une satire violente du mannequinat et des fantômes anorexiques qui allaient peupler les cours européennes quelques années plus tard ? On attend avec impatience l’avis de Stéphane Bern, histrion télévisuel public, quand il aura fini d’e flatter l’arrière train des minots couronnés et des reines de pacotille …

Et pourtant, elle tourne, comme dirait l’autre ! A la semaine prochaine …

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